MARION CANDAU

Docteure en communications numériques

Actuellement ingénieure en cryptographie chez Cyberens

Expériences

  • Ingénieure en cryptologie Depuis Janvier 2015

    Cyberens

  • Doctorante en communications numériques Novembre 2011 – Décembre 2014

    LMBA - Lab-STICC

  • Stage de fin d’études sur la reconstruction d’un brasseur synchrone à partir d’une étude statistiqueAvril 2011 – Septembre 2011

    DGA MI (Bruz)

  • Projet de Master 2 sur le crypto-système NTRU2010

    Université Bordeaux 1 (Talence)

    Etude du crypto-système et réalisation d’un programme de chiffrement/déchiffrement et de signature en Pari/GP

  • TER de Master 1 sur le décodage des codes de Reed-Solomon2009

    Université Bordeaux 1 (Talence)

    Réalisation d’un programme en Pari/GP

  • Réalisation en Master 1 d’un solveur de sudoku à tailles variables en C2009

    Université Bordeaux 1 (Talence)

    Environ 1500 lignes de code

Formations

Centres d'intêret

Programmation

  • C

  • Makefile

  • GCC

  • GDB

Réseaux

  • Administration sous Linux Ubuntu

  • Sécurité sous Linux Ubuntu

Mathématiques

  • Matlab

  • Pari/GP

  • Magma

  • Cryptologie symétrique / asymétrique

  • Codes correcteurs d'erreurs

  • Cryptanalyse

  • Algorithmique

  • Théorie de l’Information

  • Courbes Elliptiques

  • Chiffrement par flot – LFSR

  • Théorie de la complexité

  • Preuves de sécurité

  • Cartes à puces

J'ai réalisé de novembre 2011 à décembre 2014 mon doctorat sous la direction de Johannes Huisman et Roland Gautier au sein du Laboratoire de Mathématiques de Bretagne Atlantique et du Lab-STICC à Brest à l’école doctorale SICMA de l’Université de Bretagne Occidentale.

Mon sujet de thèse était « Codes correcteurs d’erreurs convolutifs non commutatifs » et a été financé par la région Bretagne. Manuscrit

Ma soutenance de thèse a eu lieu le mardi 9 décembre 2014 à 10h30 dans l'Amphi F de la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université de Bretagne Occidentale, 6 avenue Victor Le Gorgeu, à Brest . Slides




Résumé

  • Pour les non-spécialistes

    Dans un ordinateur, les informations sont stockées sous forme de mot binaire, c'est à dire sous forme de suite de 0 et de 1, qu'on appelle une suite de bits. Lorsqu'un ordinateur envoie un message à un autre ordinateur, cette suite de bits va traverser des câbles, l'air dans le cas du wifi, et même l'espace en cas de relais satellitaire et va être soumise à des perturbations qui vont causer des changements dans la suite de bits. Ainsi il arrivera que certains bits égaux à 1 passent à 0 et vice-versa. Le destinataire ne recevra pas exactement le message que l'expéditeur lui a envoyé, ce qui pose un gros problème, car il n'y comprendra rien. Pour pallier à ce problème, on va encoder le message, c'est-à-dire qu'on va rajouter des bits qui vont donner une information sur le message en lui-même. Le message encodé sera appelé le mot de code. On envoie ce mot de code sur le réseau et quand le destinataire va le recevoir, il va utiliser les bits rajoutés pour corriger les erreurs dans ce mot de code et ainsi retrouver le bon message. Une méthode simple serait de répéter 3 fois le message, 0111 0111 0111, comme ça, si un bit change dans les 4 premiers, on saura avec les 8 derniers bits qu'il est faux, et qu'il faut changer sa valeur. On ajoute donc beaucoup de bits dans ce cas, et le débit est donc ralenti. L'enjeu est de rajouter peu de bits tout en corrigeant beaucoup d'erreurs. Les codes convolutifs permettent d'arriver à un bon compromis débit-correction et sont donc très utilisés en pratique dans la 3G par exemple. Cependant, les codes correcteurs d'erreurs ne protègent pas le message contre un espion qui écouterait le réseau pour intercepter votre message. S'il est assez fort en électronique et en mathématiques, l'espion pourrait très bien retrouver le code utilisé et donc décoder comme le fait l'expéditeur du message. Le but de ma thèse est d'étudier de nouvelles définitions des codes convolutifs afin d'empêcher le plus l'espion de retrouver le message envoyé.

    Pour les spécialistes

    Les codes convolutifs sont des codes en flux inventés en 1955 par Elias et très utilisés en pratique, dans la 3G notamment. Le codage d'un message s'effectue comme le produit de ce message mis sous forme polynomiale dans GF(2)[X] avec une fonction de transfert, dans GF(2)[X] également. GF(2)[X] étant l'algèbre de groupe du groupe des entiers relatifs Z, l'encodage est donc la convolution sur Z d'un message avec une fonction de transfert. Dans cette thèse, j'étudie les codes convolutifs définis sur des groupes non-commutatifs. Cette généralisation devrait permettre d'obtenir des codes plus résistants à la reconnaissance de code ou plus cryptographiques dans le sens où l'on pourrait sécuriser l'encodage avec une clé symétrique.

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